Peut-être trouves-tu ce site très pipi-caca, ô toi lecteur chéri qui as pris la peine de venir poser tes yeux sur ces lignes. Dans ce cas, scuze mais y a pas trop de choix. Ou tu n’as pas d’enfant (pas grave, hein, on ne te jette pas la pierre, Pierre), ou tu as oublié comment c’est quand ils rampent, qu’ils bavent et qu’ils mettent n’importe quoi, du trousseau de clefs à la miette de pain en passant par le téléphone et la prise, à la bouche. Parce qu’à cette période cruciale de l’existence, tout mais alors absolument tout tourne autour du caca.
D’ailleurs, soyons honnête, en réalité, ça commence le premier jour. A la naissance, en fait. Illico, on te broie les ovaires pour savoir si oui ou non, le grumeau que tu regardes avec des yeux comme des boules de loto, eh bé il a fait son caca ou pas. Et faut dire que son premier, de caca, il est grave space : tout noir et tout visqueux. Le nom savant, c’est méconium. Et toi, t’es fascinée. Wouahou. Non seulement il vit mais il chie. Dingue.
Ensuite, tu es à l’affût. Il est comment celui-là ? Liquide ? Odorant ? Bien moulé ? Tu allaites, ça sent le caramel. Et puis tu passes au bib’. Vient la purée. Enfin, tu affrontes la cata suprême : l’introduction de la barbaque. Ton enfant est devenu omnivore. Et ça se sent.
Tu t’habitues. T’as pas trop le choix en même temps, vu que tu mets les mains dedans à chaque fois. Le caca, tu le côtoies sous toutes ses formes (« tiens ! Des oeufs brouillés, il a les dents qui travaillent, ce petit », « dis donc, viens voir : c’est quoi ça ? C’est pas des glaires ? »), ses odeurs, etc.
Et c’est pas fini ! Parce que maintenant que le caca, il a la force avec lui, il faut que ton petit, il soit propre ! Sinon, gare à la grande méchante école qui le prendra pas s’il a des couches. Et là, tu l’encourages. « Vas-y mon têtard, serre les sphincters. C’est pas grave. La prochaine fois, t’y arriveras. T’as envie, là ? Cours, cours ! Dépêche-toooooooi ! Fais voir ? Bravo ! Chériiiiiiiiiii, viens voir ! Il a fait caca dans le pot ! » Et à nouveau, te voilà en pâmoison devant le caca. Totale gaga.
Voilà pourquoi ce blog est scato-friendly.

2 comments
Comments feed for this article
16 mars 2008 à 9:14
Jean-Christophe Courte
Et pour nos deux “cas”, cela s’est résolu le jour d’avant la rentrée…!!
7 mai 2008 à 9:10
omeletteauxlardons
Ah les tiens aussi ! Ils le font expres, je pense…