Je ne sais pas si c’est une vue de mon esprit malade, mais j’ai comme qui dirait l’impression que la sagesse populaire a grave le moral en berne. On n’écoute plus les vieux dictons, les anciennes expressions, et tout le tralala. Ils fleurent trop le rance. Pourtant, un truc aussi bête que Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure, c’est juste un concentré de génie.
Il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour constater que c’est vrai : un môme fatigué, ça pleure, ça explose de rire et ça repleure façon : « ma mère est malade, mon père est à l’hôpital… » Tout ça pour dire que mon têtard est l’incarnation de Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure quand il est épuisé. Mais c’est pas tout. En cas de grosse fatigue, Têtard, il tient plus sa tête. C’est le cerveau, mon fils (ouaip, et en sus, il est aussi le plus fort, le plus beau, le plus intelligent, le plus rigolo, le plus attendrissant, le plus génial, le plus mieux. C’est mon fils, en gros. En même temps, tous les fils sont les mieux. Toutes les filles aussi. Pour leur mère, j’entends).
Souvent, Têtard résiste au sommeil, il résiste, encore, encore, encore. Et d’un coup (généralement, à l’heure du dîner qu’on a avancé à 19h rapport à la taille de ses cernes), ses yeux commencent à se fermer (dans le nord, on dit qu’ils deviennent « tout bilouteux »), sa tête dodeline et le compte à rebours est lancé. « Allô Huston, nous avons un problème, Huston. » 5 minutes maxi. pour lui enfourner ses bouchées dans le bec. Ensuite ? Plus la force de mâcher. C’est à tel point que l’autre jour, on a atteint un sommet. Il était tellement exténué, le pauvre Têtard, que sa volonté (ou sa gourmandise, au choix) n’a pas suffi. Sa tête est tombée d’un coup dans sa purée de potiron.
Un têtard en croûte, on a eu.

1 comment
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13 juin 2009 à 10:14
Maureen
Ma soeur elle a fait ça un coup.Bing,le pif au z’épinards XD
Même qu’on a pris des photos
Looooooowl