Il fait chaud. Mais rien n’arrête Têtard. Il court, saute, se bat à l’épée avec Ivanhoé, attaque Jean sans terre avec Robin des bois, capture une mouche et la zyeute dans son microscope, la libère et s’enfuit en hurlant devant un moustique.

Enfin, il daigne faire une pause. Il déjeune. Soudain, il laisse tomber sa fourchette et s’empare de son verre d’eau. Et glou, et glou, et glou. Le verre est vide. Il m’en faut peu. Je m’extasie :

« Dis doooonc ! T’as bien bu, mon Têtard !

- Ouais, hein, t’as vu ça ? Je sens ma force qui pousse ! »

Bizarre, j’ai l’impression que c’est proportionnel à ma fatigue : c’est dingue comme elle pousse, elle aussi…