Je suis paix. Je suis amour. J’accroche un monceau de linge gros comme un ours. Mini-Troll est à la maison. Fiévreux, il me glue et chouine à qui-mieux-mieux.

« Ze veux les bras. Mamaaaan… Les bras… Mamaaaan !

- Mon MT, il faut que je finisse ça, sinon, ça va moisir…

- Aïe, ze m’est fait mal à la tête. Oh silteplé, maman, ze veux les bras.

Mini-Troll a une particularité. Il veut tout faire TOUT seul. C’est parfois très pénible (« Mini-Troll ! Ca suffit ! Pas les doigts ! Si tu continues à te gaver à la main et étaler de la sauce tomate dans un rayon de trente mètres, je te donne tes lasagnes à la cuillère ! (éclat de terreur indicible dans les yeux) – Non ! Ze… ze fais tout seul ! »). Parfois, son obstination a du bon : tout est prétexte à prouver qu’il assure. Du coup, il adore aider. Je décide d’en profiter. Ca va lui changer les idées. Je lui confie donc une mission : aller chercher les gants de toilette qui sèchent dans un coin.

« Mini-Troll, tu veux me rendre un service ?

- Oui. Il est où, le service ? »